La desserte actuelle n’est en effet pas digne d’une ligne qui relie la deuxième et la troisième agglomération rhônalpine (Grenoble et Genève, deux agglomérations universitaires de plus de 400 000 habitants, sièges de plusieurs instituts de recherche européens) en passant par les agglomérations de Chambéry et Aix-Les-Bains. Cette relation relève au minimum d'un cadencement aux deux heures. Aujourd'hui, il n'y a aucun train au départ de Chambéry pour Genève entre 7:41 et 12:41, et aucun train au départ de Genève pour Chambéry entre 8:41 et 14:57 (plus de six heures !).

En outre, afin de permettre l'arrêt à Culoz de l'ensemble des trains de la relation sans le rebroussement actuel, coûtant 15 minutes de temps de parcours, la construction d'un quai sur le shunt de cette gare est indispensable à moyen terme en profitant du financement de la rénovation du sillon nord et du futur contrat de projet Etat-Région.

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Horaires 2011 : un début d'amélioration
 
Grenoble - Chambéry - Genève
Le train arrivant en 2010 à Genève à 8h29 a du être retardé de 29 min, ce qui n'arrange malheureusement pas les frontaliers qui travaillent à 9h00.
Depuis le service 2008, le train du matin permettant aux Genevois d'aller passer la journée ou la matinée à Chambéry a été supprimé.
L'ARDSL a obtenu son rétablissement lors du service 2011. Ainsi un TER part de Genève à 6h57 du lundi au samedi à destination de Grenoble (arrivée 9h04).
 
Evian - Annecy - Chambéry - Grenoble
La plupart des trains circulant dans le Chablais vont à Genève ou Lyon. Or, la carte scolaire rattache le Chablais à l'académie de Grenoble. Les étudiants chablaisiens ont donc des besoins de déplacement vers Annecy, Chambéry et Grenoble.
L'ARDSL avait proposé et obtenu la création d'un aller-retour Evian-Valence en 2001. Ce train a été supprimé lors des services 2008, 2009 et 2010.
L'ARDSL a obtenu son rétablissement lors du service 2011. Ce train quitte Evian à 17h52 tous les dimanches. Le vendredi, il part de Grenoble à 17h24, Gières à 17h35, Chambéry à 19h21 et Annecy à 20h27.

Horaires 2012 : une poursuite de l'amélioration

Grenoble -Chambéry - Genève
Un nouvel aller-retour quotidien circule à partir du 8 janvier 2012.
Valence à 6h41, Grenoble 7h54, Gières 8h05, Chambéry 8h42, Genève 9h57
Genève 11h59, Chambéry 13h20, Gières 13h56, Grenoble 14h05.


 
Le train mis à l’arrêt pour trois mois : les voyageurs prendront le car
(Le Dauphiné Libéré, 27 août)
Cet automne, le train ne fera pas que des heureux. La ligne reliant Veynes à Briançon sera coupée du lundi 29 août au 10 décembre. Une fermeture complète pour cause de remplacements des rails anciens, certains datant de 80 ans. Des bus de remplacement seront mis en place.

« La ligne des Alpes avait été un peu oubliée depuis des décennies », reconnaît Marc Svetchine, directeur régional de Réseau ferré de France (RFF) pour la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Pour offrir à ce “parent pauvre” une seconde jeunesse, des travaux d’envergure sont entrepris tous les ans depuis 2006. En 2012, les travaux s’achèveront avec la rénovation de la ligne entre Mirabeau et Manosque dans les Alpes-de-Haute Provence.

Des travaux de près de 20 millions d’euros

Cette année, c’est au tour du tronçon Veynes-Briançon de passer à la révision générale. Pendant plus de trois mois, quelque 200 personnes s’activeront pour déverser 44 000 tonnes de ballast. 25 000 traverses seront posées et au final, 42 km de rail seront changés. Ces travaux s’élèvent à près de 20 millions d’euros. Ils sont co-financés à hauteur de 11,3 millions d’euros, dans le cadre du Contrat de projets État/Région, par l’État, le conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, le Département des Hautes-Alpes et RFF. Les 8 millions restants sont pris en charge entièrement par RFF, qui est le propriétaire des voies ferrées.

Les nouveaux rails étant soudés, les voyageurs pourront enfin tirer un trait sur le célèbre “clac-clac” rythmant les trajets haut-alpins. « Ils dureront 50 ans normalement », ajoute le directeur régional de RFF.

Des temps de trajet plus long

Pour pallier à l’arrêt du trafic ferroviaire, la SNCF a prévu des bus de remplacement. Les temps de trajet vont s’allonger. « On ne peut pas tenir les mêmes horaires », confirme Vincent Guazzi, responsable de ligne TER pour le 05 et le 04. À titre d’exemple, le trajet de Briançon en direction de Veynes habituellement programmé à 4h50 sera assuré par le bus à 4h. Des liaisons décalées pour ne pas retarder les TER au départ de Veynes. « On gardera entre 10 et 15 minutes de correspondance à Veynes », pour compenser les retards éventuels des bus. La SNCF se réserve le droit d’ajuster les horaires si les dysfonctionnements sont trop importants. « On est à l’écoute des clients », appuie Vincent Guazzi. La consigne est passée « de tout faire remonter » à la direction. La société invite les usagers à se manifester aux guichets des gares pour signaler des difficultés avec les correspondances, des problèmes liés aux retards.

Les passagers devront ainsi prendre leur mal en patience jusqu’à la fin des travaux qui devraient être terminés pour le début de la saison d’hiver et l’arrivée des touristes.


 

Sur la ligne des Alpes du Sud les travaux vont bon train...

La Provence, 27 septembre

Débutée en 2008, la modernisation de l'infrastructure ferroviaire se poursuit

Je suis optimiste quant au développement du transport ferroviaire sur la ligne des Alpes", a annoncé hier le directeur régional de Réseau Ferré de France, Marc Svetchine. Des propos prononcés à l'occasion de la visite du chantier de rénovation en cours entre Veynes et Briançon. La modernisation d'un réseau longtemps délaissé apparaît chaque jour plus nécessaire puisque le trafic voyageurs croît de 9% par an. A l'évidence, un chemin de fer plus performant séduira de nouveaux usagers dans les années prochaines.

RFF en est persuadé et, à n'en pas douter aussi, les nombreuse personnalités présentes à la gare de Montmaur, près de Veynes, où se situait la visite. Le préfet de Région, Hugues Parant, le président du conseil général, Jean-Yves Dusserre, le vice-président du conseil régional en charge des transports, Jean- Yves Petit, ont apporté des gages dans l'optique de ce développement du rail.

"Le désenclavement passe par divers modes, dont le chemin de fer, et je me plais à rêver qu'un jour la ligne soit électrifiée. Une infrastruture de qualité est essentielle pour notre département, c'est la raison pour laquelle nous participons financièrement" a rappelé Jean-Yves Dusserre. Le conseil général apporte ainsi 5 M€ sur les 114 M€ de la modernisation de la ligne. Principale collectivité territoriale concernée, le conseil régional est en pointe dans cette rénovation. "Le programme d'investissement très ambitieux témoigne de la volonté de la Région", a précisé Jean-Yves Petit avant d'énumérer plusieurs grands enjeux. "L'avenir de l'étoile ferroviaire de Veynes, améliorer la performance de cette ligne à voie unique en créant des points de croisement supplémentaires, les études pour la réouverture de lignes (Digne/Saint-Auban, Pertuis/ Cavaillon notamment), la tarification…" L'Etat, autre acteur de ce contrat de plan échelonné entre 2007 et 2013, plaide, selon Hugues Parant, pour "des modes de transport acceptables dans le cadre du développement durable, c'est le cas du chemin de fer."

Le futur proche, c'est également "une étude pour savoir comme mettre moins de temps entre Briançon et Marseille et entre Digne et Marseille."