FAQ trains Annecy - Genève
Beaucoup de monde s'exprime sur ce sujet et en particulier la Région Rhône-Alpes.
Une mise au point s'impose sur les principales questions du dossier.
Q : Pourquoi la Région Rhône-Alpes supprime ces trains ? R : Les raisons invoquées sont peu sérieuses et contradictoires. Tout laisse à penser qu’il y a une réelle volonté de ne pas maintenir cette ligne. En tout cas, la suppression n’est pas pour une question de potentiel car un consortium autoroutier investit 850 millions d’Euro sur celle même liaison. Le BTP mettrait-il une telle somme si il n’y avait pas un espoir de retour sur investissement ?
Q : La Région prétend que la fréquentation est faible, qu’il n’y a pas de matériel, que la durée du trajet est trop longue… R : Il existe seulement 2 trains par jour dans chaque sens. Le premier retour à Annecy le soir est à 19h40. Vous connaissez beaucoup de pendulaires qui sont prêts à rentrer du travail tous les soirs à 8 heures ?! Pour le matériel, il est là puisque ces trains existent encore jusqu’en décembre. La Région veut déshabiller Pierre pour habiller Paul, elle retire donc ce matériel pour d’autres secteurs plus « chanceux ». Enfin pour la durée, elle est de 1h15 mais le trajet est un temps utile où l’on peut lire, travailler, se détendre. De centre à centre (de la Rue Sommeiller à Annecy au Pont du Mont-Blanc à Genève), le temps en voiture dépasse les 1h15 en heure de pointe.
Q : La Région prétend que l’offre d’autocars sera plus attractive. R : Les horaires valables dès le 10 décembre 2007 indiquent un temps de parcours d’1h28, c'est-à-dire plus long que les trains actuels. Les entrées dans Genève jusqu’à la gare des Eaux Vives vont être très laborieuses car les cars ne seront même pas en site propre, ils mettront probablement 1h50 pour rallier les deux villes. Ces cars vont contribuer à l’engorgement routier en pointe à Annemasse et Genève. Enfin, les conséquences écologiques vont être massives, rien qu’entre Annecy et la Roche la mise sur route de nombreux trains va entraîner un rejet supplémentaire de 354 tonnes de Co2 chaque année !
Q : La Région va-t-elle laisser des voyageurs « sur le quai » en décembre 2007 ? R : Absolument. Contrairement au train, les autocars ne desserviront plus les gares intermédiaires de Pringy, St-Martin-Bellevue et Groisy. Des dizaines de personnes vont être obligée de reprendre leur voiture, d’en acheter une voire de perdre leur emploi !
Q : Pourtant, le cadencement va bien apporter une centaine de trains supplémentaires en Rhône-Alpes ? R : Le cadencement est une excellente chose s’il est préparé correctement. Les Suisses ont mis 20 ans à bâtir le leur, la Région Rhône-Alpes a pris seulement 3 ans. Nous faisons certainement les frais de la précipitation mais pas seulement. La Région fait le choix de favoriser nettement certains secteurs au détriment d’autres. Par exemple, les deux principales villes de l’agglomération stéphanoise qui compte 320.000 habitants (St-Etienne et Firminy) vont voir leur nombre de train passer de 72 à 81. Pendant ce temps, les deux principales villes du bassin genevois qui compte 640.000 habitants (Annecy et Genève) voient leur nombre de train passer de 5 à zéro.
Q : Comment être raisonnable dans vos demandes ? R : Nous ne demandons pas 80 trains par jour –bien que le potentiel soit là- mais de conserver nos 5 malheureux trains ! Que Jean-Jacques Queyranne et Bernard Soulage ne tiennent pas leurs engagements, passons… Mais que le peu qui existe soit supprimé, que des gens risquent leur emploi, que des autocars viennent engorger nos villes et polluer le Pays de la Fillière et des Glières, la Région Rhône-Alpes a clairement franchi la ligne jaune.
R : Nous pensons notre cause juste. La Région Rhône-Alpes n’est pas correcte dans ce dossier. Elle a trahi la confiance de nombre de citoyens qui ont cru à ses promesses et à son processus de concertation. On ne peut pas jouer avec la vie des gens comme ça. Conférence de presse et réunions publiques sont les premières réponses, mais elles ne constituent que les prémisses de nos futures actions.